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Les alternatives au cuir animal

Image article - Les protections hygiéniques – Une affaire d’environnement et de santé

En bref

Table des matières

Le cuir : une matière controversée face aux enjeux environnementaux

L’industrie de la mode est aujourd’hui reconnue comme l’une des plus polluantes au monde et souvent critiquée pour son manque d’éthique. Conditions de travail discutables, normes esthétiques extrêmes, mais aussi élevage intensif du bétail : les problématiques sont nombreuses. À elles seules, les filières liées au cuir animal entraînent la mort de près d’un milliard d’animaux chaque année.

Face à ce constat, de plus en plus d’alternatives au cuir traditionnel voient le jour. Cuir synthétique, cuir recyclé ou cuir végétal : ces solutions cherchent à réduire l’impact environnemental et la souffrance animale, tout en conservant l’esthétique et les propriétés du cuir.

Le cuir synthétique : une alternative imparfaite mais en évolution

Le cuir synthétique n’est pas la solution la plus écologique, notamment lorsqu’on le compare au cuir naturel de qualité. Fabriqué à partir de plastiques issus du pétrole, il pose des questions environnementales importantes. En revanche, il permet d’éviter l’exploitation animale, ce qui constitue un avantage éthique non négligeable. Il est également plus abordable et plus accessible que le cuir animal.

Certains cuirs synthétiques, comme l’alcantara (souvent appelé « suède synthétique »), sont composés de polyuréthane et de polyester. Leur aspect se rapproche davantage du daim que du cuir lisse. Plus léger et plus durable que le cuir animal, ce matériau est notamment très utilisé dans l’industrie automobile, en particulier pour les sièges.

Dans une logique plus responsable, des alternatives comme le cuir Dinamica, parfois qualifié d’« éco-suède », ont vu le jour. Fabriqué à partir de polyester recyclé, il ne contient pas de substances chimiques dangereuses, contrairement aux procédés de tannerie traditionnels. Ces innovations dessinent peu à peu la voie vers des cuirs synthétiques plus écoresponsables.

Le cuir recyclé : valoriser l’existant

Les peaux animales peuvent également être recyclées. Le cuir recyclé est généralement issu de chutes de maroquinerie ou de production industrielle. Ces résidus sont broyés puis assemblés à l’aide de liants et de latex. Cette méthode permet de limiter le gaspillage et de valoriser des matières destinées à être jetées.

En revanche, ce procédé ne permet pas toujours de retrouver l’aspect et la résistance d’un cuir pleine fleur. Il s’agit donc d’un compromis entre réduction des déchets et performances du matériau.

Le cuir végétal : une innovation prometteuse

Le cuir végétal, souvent appelé cuir végan, constitue l’une des pistes les plus innovantes. Le professeur Richard Wool a notamment développé un cuir à partir de matières premières végétales comme le lin, le coton, le soja, le maïs ou encore des huiles végétales. Il est important de ne pas confondre ce type de cuir avec le cuir animal simplement tanné de manière végétale : ici, la matière est entièrement d’origine végétale.

Il existe aujourd’hui plusieurs types de cuirs végétaux, aux propriétés variées. Le cuir de liège, par exemple, est souple et résistant. Il est fabriqué à partir de l’écorce du chêne-liège, le même arbre qui fournit les bouchons de bouteilles de vin.

Dans un esprit similaire, le cuir de vigne est conçu à partir de déchets viticoles tels que les tiges et les pépins de raisin. Il valorise ainsi les sous-produits de l’industrie du vin.

Les fibres végétales sont également au cœur du cuir d’ananas. Ce matériau est fabriqué à partir des feuilles de l’ananas, habituellement jetées après la récolte. Il a été développé par l’entreprise Piñatex, fondée par Carmen Hijosa, et repose sur l’assemblage de fibres naturelles pour créer une matière résistante et esthétique.

Dans la même logique, le cuir d’eucalyptus utilise les fibres des feuilles pour offrir une matière particulièrement robuste.

Enfin, le cuir de champignon repose sur l’utilisation du mycélium, issu notamment du champignon Phellinus ellipsoideus. Ce cuir peut présenter deux textures distinctes : l’une douce, proche du suède, et l’autre plus rigide, rappelant le liège.

Vers des matières plus responsables

Le cuir végan s’inscrit pleinement dans la transition vers des matières plus écologiques et responsables. S’il ne constitue pas une solution parfaite dans tous les cas, il témoigne d’une réelle volonté d’innovation et d’une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux et éthiques liés à la mode.

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