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Forêt de Bialowieza : La dernière forêt primaire d’Europe

L’activité humaine cause la disparition d’espèces ou les menace d’extinction, détruit leurs habitats, épuise leurs ressources… Heureusement il existe encore quelques zones vierges de présence humaine. C’est le cas de la forêt de Bialowieza, la dernière forêt primaire d’Europe. Située à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. La vie animale et végétale y est préservée.

Nous sommes dans une ère de déforestation et d’urbanisation intensives. Les espaces primaires se font donc de plus en plus rares. La forêt de Bialowieza est la dernière forêt primaire de ce type en Europe. Elle est d’ailleurs un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette ancienne forêt possède en effet le patrimoine le plus précieux, la vie. Plaines, prairies, et vallées du site abritent un nombre incroyable d’espèces. Mais cette réserve naturelle est plus particulièrement connue pour la présence de bisons d’Europe. La forêt de Bialowieza était même la seule à en avoir encore en son sein à la fin du 18ème siècle. Mais ces lents mammifères ont tout de même bien failli disparaître puisqu’en 1927, il n’en restait plus qu’un seul à l’état sauvage selon WWF.

Un espace de lutte

GreenKit – Protection de la forêt de Bialowieza

La lutte pour l’environnement marche aussi en ne faisant rien. En laissant la nature reprendre ses droits. Car le bois mort et les champignons ne doivent pas à tout prix être supprimés. Car le braconnage est une hérésie. La forêt de Bialowieza est un lieu de lutte pour l’environnement où il n’est pas nécessaire de manifester pour prouver que la biodiversité doit être préservée. Même le progrès en médecine animale ne compense pas le tord que les Hommes font chaque jour aux animaux en émettant du CO2 et jetant leurs déchets dans l’océan. Ils ont bien mérité le répit de la forêt, où nous ne faisons rien.

Gestion de la forêt

Rien, ou presque. Car la gestion d’un tel lieu a nécessité une bonne coopération entre la Pologne et la Biélorussie mais aussi la signature d’accords légaux et la création d’un comité. Le soutien de différentes institutions et administrations a également été une clé de réussite. Des réunions doivent bien sûr tout de même être organisées régulièrement. Ce n’est donc pas une tâche facile. Mais la volonté a dépassé la difficulté. Et surtout, ce genre de projets donne des idées à d’autres. Par exemple, le botaniste et biologiste français Francis Hallé a dans l’idée d’implanter une nouvelle forêt primaire en Europe où aucune activité humaine ne sera tolérée.

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